Ellen MacArthur rencontre les jeunes filles connectées

Fort du succès des précédentes éditions, le réseau féminin de Cisco organise l’évènement Connected Girls, le mercredi 18 mai 2011.

A partir de 13h30 et durant tout l’après midi, dans nos locaux d’Issy Les Moulineaux et de Sophia Antipolis, les jeunes filles de 15 à 18 ans, auront l’opportunité de rencontrer des femmes qui, après des études scientifiques, exercent avec passion leur métier et contribuent à changer le monde.


« Génération Numérique : J’invente le monde de demain » tel sera le thème de cette nouvelle édition.

Avec la participation exclusive d’Ellen MacArthur en séance plénière, les jeunes filles découvriront comment les sciences contribuent à transformer la société et la notion d’économie circulaire ou comment repenser la création et la production de nos produits au quotidien pour pouvoir recycler à l’infini, sans jamais créer de déchets. Des ateliers et des témoignages de femmes étonnantes venues partager leurs motivations, parcours, expériences et convictions rythmeront cet après midi.

Cet événement est une occasion unique de découvrir les principes de l’économie circulaire et de travailler avec Ellen MacArthur et sa fondation sur un cas d’application pratique: la ville.

Cet évènement est dédié aux jeunes filles.
Inscrivez-vous dès maintenant!

Olivier.

Les technologies de l’information vont jouer un rôle primordial dans la réduction des émissions de CO2

Voilà le playdoyer (que je partage) que Laurent Blanchard, Directeur Général Cisco France et vice-président Cisco Europe, défendait lors d’une tribune publiée le 1er avril dans le journal Les Echos.

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L’article est suffisamment pertinent et explicite pour que je le republie tel quel:

Si les nouvelles technologies restent très énergivores, leur apport dans la réduction des gaz à effet de serre est primordial. Le développement urbain, le transport et l’industrie sont particulièrement concernés.

Quand on parle de Green IT, il faut distinguer deux concepts : d’une part la manière dont les technologies de l’information et de la communication (TIC) peuvent diminuer leurs propres émanations de gaz carbonique et d’autre part, le rôle que jouent les TIC dans la réduction énergétique de la planète. Ce que l’on peut appeler IT for Green.
Concernant le premier, et même si cela ne représente que 30% de la consommation énergétique mondiale, il faut être clair : les TIC sont énergivores et des progrès doivent encore être accomplis. Le développement de l’informatique dans tous les pans de l’activité humaine et l’utilisation massive des ordinateurs, réseaux, et autres écrans… n’est pas sans incidence sur le bilan carbone. Sans parler des grandes fermes de serveurs mises en place à travers le monde – notamment pour gérer la croissance du cloud Computing – et qui réclament d’énormes capacités en électricité et en bande passante.
Néanmoins, depuis quelques années, les industriels font de gros efforts pour diminuer cette empreinte carbone : ainsi la virtualisation des serveurs permet de réduire considérablement la consommation des data centers. Par ailleurs, les périphériques, les téléphones portables et les box Internet sont de plus en plus souvent conçus dans une démarche d’éco-responsabilité. Enfin ce qui est rassurant, c’est que cette conscience politique n’émane pas seulement des pays matures : les pays émergents au premier rang desquels figure la Chine sont également engagés dans cette voie.

Les TICs aident au désenclavement des régions

Mais ce qui me semble aussi très important, c’est la manière dont les TIC vont pouvoir aider à réduire les 97% de C02 émanant des autres activités. Et là, je suis très optimiste. Car si l’on prend les trois grands facteurs polluants de la planète – à savoir les villes, les industries et les transports aériens – on s’aperçoit que les TIC apportent à chacun des solutions de réduction de CO2.
Prenons les villes : l’enjeu dans les années à venir va être de réguler les flux c’est à dire réduire les déplacements de la périphérie vers le centre. Or un tel schéma n’est pas concevable sans les TIC qui autorisent le travail à distance et/ou collaboratif comme on le voit dans l’expérience menée actuellement dans la périphérie d’Amsterdam avec la mise en place des Smart Work Centers.
Par ailleurs, si l’on veut éviter que demain nos villes deviennent des mégalopoles ingérables, il faut dès à présent pousser au désenclavement des régions. Et là encore, les TIC ont un rôle primordial ajouer en permettant aux individus de travailler et de disposer des services (télémédecine, enseignement à distance, transport en commun…) in situ sans devoir partir en ville. Quant aux transports et à l’industrie, on conçoit sans peine l’apport des technologies dans leur réduction de CO2. Que ce soit pour limiter les déplacements (notamment grâce aux systèmes de Télé-présence et de vidéoconférence ) ou pour produire mieux et plus propre grâce à des capteurs connectés qui vont permettre de contrôler les dépenses énergétiques.
Je suis confiant car aujourd’hui, tout le monde, même dans la classe politique, a conscience que le Green ne peut plus se concevoir sans l’IT. Et demain, on verra sans doute naître une nouvelle filière consacrée à l’énergie numérique.”

Vous pouvez retrouver les points de vue de Laurent Blanchard sur son blog.

Olivier.

Le PoE sous haute tension

Le PoE accélère encore son évolution! Après les 15,4W, puis les 25W et bientôt le 52W disponibles sur cuivre (voir les articles “PoE+ ou que faire avec 25W sur 100m?” et “Le PoE redéfinit la distribution électrique“), voilà que les laboratoires de recherche travaillent sur deux domaines d’innovation autour de la distribution d’énergie sur Ethernet: le PoEWI et le PoEFI!

Le PoEWI ou PoE WIFi permet le transport d’énergie sur WiFi. Le PoEWI utilise la technologie d‘induction électromagnétique pour transmettre l’énergie. Deux variantes sont en cours de développement, selon le type d’antenne utilisée. La première option consiste à déployer une  antenne à câble radiant dans une topologie en boucle qui court dans la pièce. L’énergie est alors distribuée aux clients WiFi sur toute la surface. La puissance est limitée à environ un watt par m2. La seconde option utilise une antenne directionnelle afin de créer un hot spot d’énergie (comme dans une douche). L’énergie distribuée peut alors dépasser les 50W au m2, ce qui est suffisant pour alimenter un poste de travail. Le cas d’usage est de créer une station de recharge et de connexion simultanément. Le professeur Spector, qui travaille avec son équipe sur les premiers prototypes, évalue en parallèle les risques sur la santé du PoEWI et déclare ne rien avoir découvert d’anormal, mis à part de possibles désordres capillaires.

Le professeur Spector

Le PoEFI ou PoE FIber permet le transport d’énergie sur fibre monomode. Le PoEFI utilise des diodes laser de puissance et permet la transmission de puissances importantes sur de longues distances. Les premières simulations indiquent que la puissance transportée pourrait dépasser les 100kW! Les cas d’utilisation concernent aussi bien le WAN et le LAN et ouvrent des possibilités inédites de déploiement de réseaux alimentés par les liens télécoms et à plus long terme de bâtiments alimentés par le réseau! Des analystes pensent même que le PoEFI pourrait accélérer les plans de déploiement du FTTH dans le cadre du Smart Grid. Les réseaux secondaires d’électricité pourraient ainsi être remplacés par le PoEFI! La conversion PoEFI – PoE est assurée à l’aide d’un convertisseur opto-électronique.

Convertisseur opto-électronique

En parallèle du support physique du PoEWI et du PoEFI, les laboratoires travaillent à la modification des protocoles de signalisation et de routage afin d’optimiser l’acheminement de la puissance électrique. Ainsi de nombreuses discussions ont démarré autour de l’évolution d’OSPF et BGP (création de nouveaux LSA et d’attributs), de RSVP (réservation de ressource énergétique) ou de PfR (acheminement de l’énergie suivant des chemins optimum).

Le PoEWI et le PoEFI nous ouvrent des perspectives assez stupéfiantes dans le domaine de la distribution électrique. Vivement que les premiers produits arrivent!

Olivier.

Cisco interviewé par Greenpeace

Lors de la conférence COP16 à Cancun en décembre dernier, Greenpeace, par la voix de Jodie Van Horn, a interviewé Monique Meche. Monique Meche, directeur de la politique environnementale globale chez Cisco, répond aux questions posées autour de l’implication de Cisco vis-à-vis des problématiques environnementales.

L’interview, en anglais, donne une bonne synthèse des motivations de Cisco et des axes sur lesquels nous intervenons.

Je suis fier de travailler pour Cisco à la lecture des ces articles! :-)

Olivier.

Quel avenir pour les TIC dans le développement durable?

Le cabinet d’analyse Gartner publie régulièrement ses prévisions sur les évolutions des TIC. Sa dernière livraison sur le sujet, intitulée “The 2011 Gartner Scenario: Current States and Future Directions of the IT Industry” (référence Gartner: ID Number: G00209949), a été publiée fin janvier 2011.
Parmi les quinze prévisions, le développement durable est particulièrement mis en avant. Gartner prévoit que d’ici 2016, les dépenses de mise en conformité liées au développement durable seront le secteur de dépenses le plus en croissance. Cette croissance sera plus due au marché, à l’économie, aux parties prenantes qu’à la règlementation et générera une meilleure transparence et une performance durable.

Pour ceux qui doutaient encore du bel avenir des éco-TIC !

Olivier.

Les bonnes lectures du printemps

Le printemps arrive et annonce le moment des semailles: il faut semer pour récolter!

Je vous propose de profiter du printemps pour semer de nouvelles idées!

Tout d’abord, le livre fondateur de l’économie circulaire, Cradle to Cradle de William McDonough et Michael Braungart, est désormais disponible en français. Cradle to Cradle, abrégé C2C – en français Berceau au Berceau – redéfinit l’éco-conception. Il ne s’agit plus de mesurer l’impact environnemental d’un produit de sa fabrication à son élimination ( du berceau à la tombe – en anglais Cradle to Grave ) mais de repenser le produit dans un cycle fermé où le produit en fin de vie devient ressource pour une réutilisation. Nous ne sommes pas dans le cas classique du recyclage où les matériaux sont récupérés autant que possible et dans la réalité sont sous-cyclés, dans le sens où ils ne peuvent être réutilisés dans leur usage initial, mais dans le cas où ils peuvent être réutilisés à l’infini.La démarche d’éco-conception repose sur la satisfaction de trois critères: bon pour l’homme, bon pour l’environnement, bon pour l’économie. La consommation de tels produits ne génère pas de nuisances externes et transforme le paradigme du développement durable. La question de l’éco-efficacité est remplacée par celle de l’éco-efficience, ou comme le traducteur de l’ouvrage le préfère par l’éco-bénéficience. Cradle to Cradle permet de réconcilier les partisans de l’économie et ceux de l’environnement ; la perspective n’est plus de faire moins mal, mais bien. Et tout le monde y gagne!

Le livre explique pas à pas les principes de la démarche et illustre par de nombreux exemples les réalisations déjà en place. Petit à petit, l’idée se propage et le livre, traduit en plus de 20 langues à travers le monde, a été déjà vendu en Chine à plus de 20 millions d’exemplaires ( le plus grand succès depuis le petit livre rouge de Mao! ). Gageons que l’économie circulaire devrait progresser fortement à travers le monde dans les années à venir!

N’est il pas temps de repenser l’éco-conception?

Le deuxième livre du printemps est l’ouvrage d’Ellen MacArthur, Les pieds sur terre,  qui sort cette semaine. Ce livre reprend le parcours singulier d’Ellen MacArthur qui l’a amené à l’été 2010 à mettre fin à sa carrière de navigatrice pour se consacrer, avec sa fondation, à transformer notre économie vers l’économie circulaire.Son témoignage et son engagement sont une formidable source d’inspiration pour transformer notre environnement de manière durable. A nous de jouer aussi!

Bonnes lectures!

Olivier.

Le POE redéfinit la distribution électrique

J’évoquais dans un précédent billet intitulé “POE+ ou que faire avec 25W sur 100m?“, l’impact que le POE amenait dans la distribution électrique.

Ce n’est pas fini!

Cisco vient d’annoncer une nouvelle gamme de commutateurs Catalyst 2960-C, C pour Compact. Ces petits  commutateurs possèdent 8 ports Ethernet 10/100 POE+ et 2 ports Ethernet Gb POE+ également. Ils sont conçus pour connecter un petit bureau, une agence, ou une zone dans un bâtiment. Comme leur nom l’indique, ils sont compacts et se glissent aisément sous un bureau ou dans un faux plafond, le tout silencieusement car ils n’ont pas de ventilateur pour leur refroidissement.

Catalyst 2960-C

 

Une innovation importante concerne le support de la fonction “POE pass-through”. Le commutateur peut en effet être alimenté électriquement par le ou les liens Gb via le POE et, à son tour, alimenter d’autres équipements (comme des téléphones IP) via ses ports 10/100! Selon le nombre et la puissance des liens (POE ou POE+) le commutateur peut fournir jusqu’à 22,4W de puissance via ses ports POE. Le déploiement d’un tel commutateur ne demande plus de prise 220v. Un simple câble Ethernet suffit!

Il est possible de construire des architectures redondées où le commutateur reçoit sa connexion réseau et son alimentation électrique depuis deux sources différentes. L’installation de commutateurs dans les faux-plafonds devient plus aisée et leurs déplacements également.

Le POE pass-through ouvre des perspectives intéressantes aux architectes IT et bâtiment en amenant à la fois la souplesse du déploiement et la simplification du câblage.

Et ce n’est qu’un début! J’ai en effet entendu dire que le POE 52W était dans les cartons…

52W à 100m, POE pass-through: la distribution électrique dans le bâtiment va connaître quelques transformations dans les années à venir…

Olivier.

Economies d’énergie: partons en vacances ensemble!

Voilà la solution à laquelle nous avons pensé pour diminuer de manière significative nos consommations d’énergie dans nos bâtiments.

Depuis deux ans, Cisco encourage fortement ses collaborateurs à déposer une semaine de congés entre Noël et le jour de l’an. Nous pouvons ainsi mettre en veille la grande majorité de nos bâtiments. Seules les fonctions critiques (comme le support technique après-vente par exemple) continuent d’opérer de manière habituelle. Les collaborateurs qui ne prennent pas de congés peuvent travailler depuis chez eux ou bien dans certaines zones de bureau que nous maintenons chauffées.

A l’échelle de l’entreprise (plus de 70 000 collaborateurs répartis sur plus de 300 sites), nous avons ainsi, en une semaine seulement, économisé environ  8,5 GWh d’électricité et 880 000 $!

Quitte à prendre des vacances, prenons-les ensemble!

Olivier.

Quels voeux pour 2011?

Il est de bon ton de souhaiter les voeux de bonne année dès le 1er janvier. Je dois vous avouer que si j’attends le 31, c’est que je manque un peu de perspectives enthousiasmantes dans le domaine du Green IT pour 2011. Sans être pessimiste, je constate que le domaine tient principalement des initiatives individuelles et privées. La règlementation semble figée et je ne vois pas d’incitations nouvelles pour les mois à venir.

Heureusement, je regarde le verre à demi-plein et le soleil revient! L’industrie IT a compris la nécessité d’intégrer l’impact environnemental dans ses démarches. Et les offres produits suivent, parfois trop lentement à mon goût, mais la direction est prise. Les technologies commencent également à être utilisées pour diminuer notre impact environnemental. Et enfin, des partenariats public-privé se créent. Prenons l’exemple du Planetary Skin Institute.

Le Planetary Skin Institute est un institut à but non lucratif cofondé par la NASA et Cisco en 2009, qui a pour ambition d’utiliser les technologies de l’information pour mieux gérer les ressources limitées de notre planète. Six axes d’action sont initiés: Agri-Food (agriculture), Forestry (forêt), Water (eau), Land (gestion des terres), Risk (risques). Pour chacun de ces axes, les technologies de l’information sont utilisées pour réaliser la collecte d’information et la mise en place de plans d’actions concertés avec les acteurs sur le terrain. Les travaux sont tout à la fois théoriques et appliqués.

L’ONU a proclamé 2011 année internationale des forêts; le Planetary Skin Institute devrait contribuer à son succès.

Je souhaite donc que 2011 soit une excellente année du Green IT, à l’exemple de cette illustration IT for Green du Planetary Skin Institute et, bien sûr, je vous souhaite également à titre personnel et professionnel une excellente année remplie de santé, de joie et d’implications fructueuses dans les Eco-TIC.

Olivier.

Les six règles de l’éco-efficience

Lors de la conférence 10+1 organisée par la Fondation Ellen Mac Arthur,  Stef Kranendijk, CEO de la société Desso, très engagé pour transformer son entreprise vers l’économie circulaire a rappelé les six règles de l’éco-efficience:

1) avoir une empreinte positive

2) augmenter la qualité de la vie et de l’environnement

3) réutiliser les matériaux en fin de vie (concevoir le produit pour un démantèlement facile)

4) utiliser des matériaux recyclés comme source de matières premières

5) n’employer que des matériaux 100% sains pour les humains

6) utiliser des énergies renouvelables

C’est simple, non? Nous avons un cadre intéressant à suivre pour l’industrie des TIC…

Olivier.

La Fondation Ellen Mac Arthur hisse les voiles

J’ai eu la chance de participer à l’événenement 10+1 organisé à Bradford (nord de l’Angleterre) par la Fondation Ellen Mac Arthur. 10+1 marquait le lancement de l’activité de la Fondation et rassemblait les spécialistes du domaine de l’économie circulaire. En deux jours, les diverses facettes de l’économie circulaire ont été abordées, depuis les fondamentaux théoriques jusqu’aux incitations gouvernementales en passant par le rôle de la finance, l’urbanisation, la chimie verte, des exemples de mise en oeuvre, la production alimentaire, le biomimétisme, etc. Je ne me lancerai pas dans un résumé des 11 (10+1) sessions, je voudrais seulement souligner le sentiment de surprise et d’enthousiasme de l’assistance à découvrir un nouveau monde de possibles et d’innovations.

Les bases de l’économie circulaire redéfinissent la notion de production basée sur l’efficience plutôt que sur l’efficacité. Etre efficace, c’est produire plus avec autant (ou produire autant avec moins). Le seul problème est que, très souvent, la production elle-même repose sur des bases non soutenables. L’efficacité ne fait que reculer l’échéance de la disparition définitive des matières premières. Etre efficient, c’est produire sur des bases d’empreinte positive. La question de la consommation n’est plus alors un problème, puisque l’on ne produit plus de déchets ultimes et que, comme dans un écosystème naturel, le produit en fin de vie devient ressource pour d’autres produits. Dans un monde d’économie circulaire, le futur apparaît nettement plus optimiste. La consommation devient alors une source d’enrichissement pour l’environnement et la société.

Comme le  professeur Michael Braungart, un des pères fondateurs de la théorie du berceau au berceau, déclarait lors de la session d’ouverture: “Le soutenable est ennuyeux. C’est juste le minimum. Si je vous demande: “Comment est votre relation amoureuse?” et que vous me répondez “Soutenable”, je serais désolé pour vous. Soutenable c’est être le moins mauvais possible, juste un degré acceptable, pour s’en accommoder. Ce que nous devons obtenir c’est d’être bon, pas moins mauvais.”

La Fondation Ellen Mac Arthur a hissé les voiles et compte bien nous emmener dans ce voyage passionnant de la transition de nos économies vers l’économie circulaire.

Olivier.

Cisco confirme son leadership au classement “Cool IT Leaderboard” de Greenpeace

Greenpeace vient de publier sa quatrième édition des “Cool IT Leaderboard” et Cisco confirme sa place de numéro un. Greenpeace note des progrès puisque nous avions 62 points (sur 100) lors du précédent classement et nous totalisons désormais 70 points. Nous creusons même l’écart avec le second du classement (13 points au lieu de 9). De tels résultats ne peuvent que nous motiver à continuer nos efforts…

Le classement est établi sur l’évaluation de trois critères: les solutions que nous développons pour que nos clients puissent réduire leur impact environnemental, les actions que nous menons pour diminuer notre propre impact environnemental et les actions de lobby que nous engageons pour faire évoluer la réglementation.

Greenpeace détaille ses critères d’évaluation dans le tableau ci-dessous et nous sommes classés deux fois deuxième et une fois premier. Notre performance est homogène!

Nous avons bien travaillé ces six derniers mois! :-)

Olivier.

Un peu d’autosatisfaction…

En ces périodes de fêtes de fin d’année, j’ai reçu un cadeau surprise qui m’a ravi.

Dans le numéro du 11 novembre, le magazine 01 Informatique consacrait son dossier sur les 100 personnalités du numérique en France.

Quel n’a pas été mon étonnement – et ma satisfaction – de me découvrir dans le classement dans la catégorie des “agitateurs”!

Et de plus, le résumé de mes activités est bien à jour. Seule la photo date un peu… Je dois avouer que j’ai perdu quelques cheveux en dix ans!

Cette reconnaissance m’a vraiment touché.  Me retrouver au milieu de toutes ces personnalités, j’en rougis encore! :-)

Olivier.

Qui va à Cancun cette année?

Non, je ne vous demande pas d’information sur vos projets de vacances lointaines.

Je fais ici référence à COP 16 qui se tient à Cancun cette année du 29 novembre au 10 décembre. COP16 est la suite de la conférence COP15 (c’était facile à deviner…) qui se tenait l’année passée à Copenhague. Je suis assez surpris comme l’événement est peu traité par la presse et bénéficie d’une couverture médiatique minimale. Il semble que Cancun ne soit pas la destination à couvrir actuellement…

Quelle contraste avec Copenhague! Est-ce le proverbe “loin des yeux, loin du coeur” qui s’applique ou bien assistons-nous à un refroidissement médiatique durable sur le sujet qui désintéresse visiblement nos gouvernements? Que reste-t-il de l’engouement de décembre dernier?

Nous avons assisté à un ralentissement (voire même un gel…) des initiatives du gouvernement autour de l’éco-responsabilité en 2010. Adieu la contribution climat/énergie; la taxe poids-lourds est reportée; les aides aux énergies renouvelables deviennent plus réduites et le déploiement de l’éolien plus complexe…

En contrepartie de ce coup de frein, les collectivités locales et les régions ont initié de nombreuses initiatives et les entreprises intègrent de plus en plus la question de l’éco-responsabilité dans leurs choix. La dynamique a changé de coté. Si la transformation n’est pas imposée par le règlementaire, elle peut aussi intervenir par des actions volontaires ou des incitations économiques.

Je suis ainsi de plus en plus sollicité pour détailler nos engagements en manière d’éco-responsabilité dans les appels d’offres. Et des solutions plus éco-responsables commencent à arriver sur le marché (cf EnergyWise par exemple) qui permettent de s’inscrire dans un modèle économique favorable (cf le calculateur EnergyWise).

Alors regardons Cancun de loin et cultivons notre jardin!

Olivier.

PS:  COP16 n’aboutit pas? COP17 qui se tiendra à Durban (Afrique du Sud) suivra…

POE+ ou que faire avec 25W sur 100m?

La technologie POE, Power Over Ethernet, transporte de l’énergie sur Ethernet depuis presque dix ans.

Elle est aujourd’hui principalement utilisée pour alimenter des téléphones IP ou des points d’accès WiFI. Elle permet en effet d’éliminer une alimentation 220v tout en offrant le service réseau avec un bilan énergétique favorable: la conversion courant alternatif / courant continue est réalisée au niveau du commutateur avec des alimentations électriques à haut niveau d’efficacité (de 80 à 95% selon la charge), alors que les blocs de conversion classiques ont une efficacité de l’ordre de 50%. Et ces systèmes sont maintenant pilotables via des technologies comme EnergyWise.

Le POE est déjà largement sorti de sa sphère d’utilisation principale, la téléphonie, puisque sont commercialisés :

-        des points d’accès WiFi (voir le catalogue Cisco…)

-        des caméras IP HD (voir également le catalogue Cisco…)

-        des horloges qui se synchronisent par le réseau via le protocole NTP (Network Time Protocol)  (par exemple Inova OnTime)

-        des clients légers qui peuvent même être contenus dans le format d’une prise murale (par exemple Chip PC qui commercialise le modèle Jack PC)

-        des systèmes de contrôle d’accès qui contrôlent et alimentent les lecteurs de badges, les verrous, des contacts secs (comme le Physical Access Gateway de Cisco)

-        des détecteurs de gaz (comme MIDAS par Honeywell)

-        …

D’abord limité à une puissance injectée de 15W, le POE a évolué dans sa version POE+, normalisée par le standard 802.3at-2009, à une puissance injectée de 34W, soit un peu plus de 25W utilisable à 100m (à cause des pertes en ligne).

Quels nouveaux usages envisager avec cette puissance supplémentaire?

Le poste de travail est un candidat naturel au POE. D’abord les tablettes puis les ordinateurs portables. Peut-être avez-vous suivi l’annonce de la tablette Cisco Cius qui sera commercialisée début 2011? Elle s’alimentera et se rechargera sur sa base alimentée en POE…

Cisco Cius, tablette POE

 

Les prochaines générations d’ordinateur qui utiliseront des écrans OLED, des mémoires SSD et des processeurs multicoeurs devraient fonctionner avec 25W. Avec mon MacBook Pro 15″ (écran LCD rétroéclairé par LED, disque dur 5400 tr/mn, processeur dual core), je mesure une consommation électrique de 35W lorsque la batterie est rechargée. Et je ne compte pas les pertes liées à la conversion courant alternatif / courant continu du bloc d’alimentation Magsafe. Avec une alimentation native en courant continu, mon Powerbook actuel devrait s’alimenter en POE+ !

La lampe de bureau, basée sur une technologie LED sera alimentée via le port USB de l’ordinateur ou directement à partir de la prise RJ45 (ou de son successeur), ainsi que le pico-projecteur permettant la visualisation en grand format.

Le POE+ ouvre le champ d’utilisation à des systèmes plus complexes, comme des caméras mobiles (ou PTZ pour Pan Tilt & Zoom), des automates ou encore à des applications liées au bâtiment comme l’éclairage avec des DEL (Diodes ElectroLuminescentes – LED en anglais). La démarche de Redwood Systems va dans ce sens avec la distribution et le contrôle de la lumière par un câblage unique, même si le POE+ n’est pas directement utilisée.

A terme, la distribution d’énergie dans le bâtiment pourrait se transformer avec une utilisation de courants forts pour les systèmes de puissance et des courants faibles pour les consommations spécifiques autour de l’occupant. Et c’est sans compter que les sources de production photovoltaïques produisent du courant continu, et que le stockage d’électricité sur batterie ou sur pile à combustible repose également sur du courant continu.

A travers le POE+, de nouvelles perspectives de conception de bâtiment se dessinent avec une mesure fine des consommations, un pilotage optimal de l’énergie, une simplification de la distribution électrique et une efficacité maximale des usages.

Alors ces 25W sur 100m vont peut-être déclencher une transformation en profondeur du bâtiment à laquelle peu avaient songé il y a dix ans.

Olivier.

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